Alan Wake, c’est LE jeu que j’attendais depuis des mois. Des années même, mais surtout depuis le trailer vu à l’E3 l’an dernier pendant la conf Xbox… du frisson, de l’angoisse, du mystère… le trio gagnant pour des heures passées sous la couette devant la télé, la manette en main…

Du coup vendredi dernier, jour de la sortie du jeu, j’ai filé chez Micromania pendant ma pause dej, et je suis allée chercher mon édition collector. Je reviendrai après sur le contenu de la boîte. Une fois rentrée dans mon appart le soir, je me suis installée, et j’ai commencé… sans pouvoir m’arrêter. J’ai passé un week end entier « Alan Wake » (bon deux demi journées, mais c’est déjà beaucoup), en plus il faisait moche, ça tombait bien.

Scénario:

Vous jouez le rôle d’un écrivain, Alan Wake, hanté par ses rêves… manquant d’inspiration et souhaitant prendre quelques vacances, il se rend avec sa femme Alice dans une ville mystérieuse nommée Bright Falls. Pas grand chose à faire là bas à priori, et pas grand chose à voir hormis pas mal de forêts, cascades et lacs… il pense pouvoir se reposer dans un chalet quand les événements prennent une tournure étrange. Il se rend dans un lieu pas tout à fait normal, et dont la propriétaire est étrange, découvre que la ville possède un hôpital pour artistes… et tout dégénère quand Alice disparaît mystérieusement et qu’il se réveille une semaine plus tard, en pleine nuit, perdu dans la montagne après un accident de voiture.

Le scénario du jeu est extrêmement bien mené, du début à la fin, l’histoire progresse bien et la tension est exponentielle. L’aventure est racontée à la manière d’une série, par Alan lui même qui relate ses sensations, impressions, peurs etc comme s’il écrivait son histoire. Tout est cohérent, et l’aventure est plus que prenante… les dialogues sont chiadés, les postes télé et radio placés ici et là permettent d’en savoir plus sur l’intrigue, les personnages principaux ne sont pas très nombreux et ont chacun leur caractère et leur rôle dans l’histoire… au final on se méfie de tout le monde, et Alan (ou le joueur) se retrouve seul, perdu, au milieu d’un univers dangereux et hostile.

Gameplay:

Le jeu est divisé en 6 chapitres, chacun composé de flash backs, passages d’histoires et de cinématiques de jour, et d’aventure et action la nuit…  Le gameplay est relativement simple, vous devez rejoindre des checkpoints, et avancer dans l’histoire pour connaître la suite. Le jeu alterne aventure, stratégie et quelques combats puisque la nuit, d’étranges ombres « possédées » envahissent les forêts et toutes les zones non éclairées. Dans les périodes nocturnes, vous avez 2 façons de lutter contre les créatures qui vous attaquent, et la complexité des passages dans lesquels vous devez vous battre augmente au fil de l’histoire. Au début vous possédez un pistolet et une lampe de poche, et vous devez gérer votre réserve de munitions et de piles pour ne pas tomber en rade, car sinon c’est la mort assurée… et puis les ennemis deviennent plus puissants et vous trouvez d’autres armes:feux à main, bombes incapacitantes, lance fusée, fusil de chasse… vous devrez bien gérer vos munitions et armes pour pouvoir lutter et avancer.

A vous également de vous organiser pendant les phases nocturnes… parfois il vaut mieux échapper à l’ennemi sans tenter de le battre, d’autre fois il faut utiliser l’environnement pour se protéger, ou bien actionner des moteurs pour allumer un lampadaire et faire fuir les ennemis… le jeu propose un bon dosage de phases d’action et de passages qui nécessitent plus de réflexion.

Durée de vie:

Terminer les 6 chapitres prend une petite quinzaine d’heures… un peu moins si vous avancez vite et / ou si vous sautez quelques cinématiques (certaines sont assez longues, et quand on les a vu une fois sur ma partie, on a tendance à les passer quand on joue sur la partie de Chris). Par contre il y a quelques missions secondaires, comme récupérer des thermos de café, visionner toutes les émissions de télé et allumer tous les postes de radio… vous devez également trouver des pages de manuscrit… bref suffisamment de petites choses à faire pour rejouer une deuxième fois l’aventure histoire de ne rien rater. On n’en est pas au point des plumes d’Assassin’s Creed mais le côté « collection d’items » marche toujours bien dans ce genre de jeux… l’occasion aussi de rejouer une partie en mode « cauchemardesque », si le mode normal vous a semblé simple !

Ambiance visuelle et sonore:

Les graphismes sont beaux, et même si la modélisation des personnages n’est pas parfaite, l’ambiance visuelle et sonore est sans aucun doute la force d’Alan Wake. Brouillard, vent, tremblements, effets de flou et objets qui bougent, tout est fait pour renforcer l’atmosphère angoissante et la solitude et faiblesse d’Alan devant l’immensité des paysages et la force de « l’ombre ».

Côté son, tout y est également: Bruit du vent, musique, sons pour annoncer l’arrivée ou le départ d’un ennemi, bruits d’ambiance… Clairement, l’univers est bien rodé, tout est cohérent, et l’effet « horreur / angoisse » est omniprésent et renforcé par la qualité sonore et visuelle du jeu.

Avis global (19/20):

Dans Alan Wake, vous devrez alterner action et stratégie pour survivre, et je dois l’avouer, il est arrivé plus d’une fois que je mette le jeu en pause au milieu de l’action pour me rassurer et reprendre mon souffle… l’histoire est prenante, l’univers extrêmement bien construit, et on se retrouve vite pris dans l’action, a tel point que j’ai souvent hurlé en voyant une ombre apparaître,tant l’ambiance est stressante et angoissante…

Le contenu du pack collector renforce l’immersion, puisqu’il contient un livre, « Les Dossiers d’Alan Wake » qui permettent d’en savoir plus sur l’histoire, grâce à des éléments retrouvés par un homme mystérieux à la recherche d’infos sur Alan Wake et son histoire. Vous avez également un CD contenant la bande son du jeu et des bonus, et le prix du coffret (joli en plus) n’est pas énorme, il me semble qu’il coûte 5 Euros de plus que la version normale, qui elle même est moins chère qu’un jeu classique… pas mal donc !

A mi chemin entre survival et horreur, Alan Wake est un jeu assez unique en son genre, et vraiment génial et prenant. Si vous cherchez de l’aventure, des frissons et de l’immersion: foncez !

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