group_of_playmobil10 tweets en 10 jours, 2 articles de blog, tous les deux programmés… clairement y a quelque chose qui cloche chez moi en ce moment… ;-)

Je n’abandonne pas le web, Catpointzero est toujours là, quelque part en moi, mais de plus en plus petite et discrète.  J’ai récemment pas mal réfléchi à ma place et ma présence sur le net, à la vie privée, au pro et au perso, et mes conclusions me donnent de moins en moins envie de partager en ligne. Je profite de la « vraie vie » et je m’éloigne du net. Une sorte de retour aux sources qui finalement me fait le plus grand bien.

L’exposition, c’est sympa un moment, pour se construire un réseau, une identité, pour évacuer des états d’âme et avoir du soutien si besoin. Aujourd’hui de plus en plus, je me rend compte que d’un point de vue pro j’ai envie d’éviter ça…

Je faisais un petit point il y a quelques jours sur les Community Manager les plus exposés, ceux dont on parle, ceux qui sont visibles, presque un peu « people », et finalement ces gens là, ce ne sont pas ceux que j’admire. Les interviews à profusion, les articles théoriques, pour montrer son « expertise », c’est sympa un moment, mais vu le côté de plus en plus tendance de ce métier, j’ai remarqué que ceux qui en disent le moins sont souvent ceux qui en font le plus, et bien souvent un CV bien rempli compte beaucoup plus que 3 articles pédants sur un blog ou une interview pour se « montrer ».

Je me suis cherchée, aussi, pendant un temps, mais finalement j’en revient au naturel, à la simplicité. J’ai trouvé mon poste actuel grâce à mon CV Doyoubuzz (d’ailleurs c’est mon poste actuel qui m’a trouvé plutôt ;-) ), et mes recruteurs ne connaissaient pas vraiment mon blog et mon identité numérique.

Ce sont donc mes expériences et compétences qui ont compté, et pas mon exposition. Je m’éloigne un peu de cette image que donnent pas mal de pseudos Community Manager (oui c’est méchant mais c’est ma vision des choses) sur le net, pour être reconnue pour ce que je suis et pas ce que je montre de moi.

Parce que s’il y a un truc auquel je tiens, c’est mon métier. Community Manager. En dehors de mes grosses phases de doute, j’ai presque toujours voulu travailler dans le web, et dans la communication. (j’ai un autre plan de carrière, radicalement différent, mais c’est plus un plan B pour quand j’en aurai assez de ce domaine).

Ce boulot, c’est moi, c’est ce que j’aime faire. Mais je vois de plus en plus de blogueurs (et blogueuses) qui se prétendent community manager. Ca m’a toujours énervé, parce que pour ma part, j’ai tout fait pour construire mon avenir, mon profil, et j’ai souvent pensé que ceux qui débarquent comme ça sont un peu des « usurpateurs » et discréditent ce métier.

Ca devient « le métier des blogueurs », et c’est une vision vraiment réductrice qui discrédite complètement ce poste. Quand je vois une agence qui recrute un blogueur ou une blogueuse pour son réseau, sans qu’il ou elle connaisse quoi que ce soit au métier, je suis dépitée.

Du coup j’avais envie de parler un peu de mon parcours… histoire de vous montrer comment je suis arrivée là où je suis en ce moment. Avec des erreurs et des gamelles comme tout le monde, mais aussi beaucoup de bonheur… C’est narcissique, peut être, mais ici, c’est le lieu où je me lâche un peu, et où je dis ce que je dois me retenir de dire dans la « vraie vie ». Alors let’s go :-)

A la base, j’ai fait des études littéraires (bac + prépa en hypokhâgne et khâgne). En fin de prépa j’ai passé des concours, j’ai été sous admissible à Normale Sup, pas admise, et j’ai intégré une ESC, où j’ai fait ma scolarité. Je ne m’y suis jamais vraiment plu, parce que je ne supportais pas la mentalité un peu pédante des élèves… moi j’étais posée, en couple, eux volages et fétards, ça ne collait pas. Je me suis donc concentré à fond dans ma scolarité, et à côté j’ai lancé mon premier blog, en 2006, avec comme ligne éditoriale le geek au féminin, et la communication web. Une ligne qui n’a d’ailleurs jamais changé, contrairement aux plateformes que j’ai testé avant d’arriver sur Wordpress et mon propre nom de domaine en décembre 2007.

En fin de première année (2007) j’ai fait un stage chez Atol (les opticiens), au siège, en communication / marketing opérationnel. J’y ai appris des bases, surtout sur la gestion de projet, c’était ma première expérience, et quand j’ai effectué ma soutenance de stage, j’ai dit à mon examinateur que je souhaitais bosser en agence de communication, il m’a dit que je m’étais plantée de formation, parce que j’aurai du mal avec le diplôme de l’ESC. Pour lui c’était un domaine fermé, dans lequel j’aurai du mal à entrer. Il m’a conseillé de m’orienter plutôt dans le marketing. J’ai l’esprit de contradiction, au lieu de me décourager, ça m’a donné encore plus envie d’y arriver !

En décembre 2007, j’ai postulé sans trop y croire pour un stage chez Ubisoft. J’avais eu un énorme coup de coeur pour l’offre en « community management / marketing CRM ». Et j’ai été prise ! Pour ça par contre il fallait que je fasse une année de césure, parce que le stage ne commençait qu’en juin pour 6 mois. Du coup c’est ce que j’ai fait. J’ai adoré ce stage, où j’ai découvert des tas de choses, et su que c’était exactement le métier qui me tentait. J’y ai appris les bases du community management, du point de vue de l’annonceur, et surtout d’un point de vue non blog. Chez Ubi, à l’époque, pas ou peu d’opés blogs, et c’est ce qui m’a permis d’avoir une vision beaucoup plus large de la notion de communauté, qui pour moi ne se limite pas aux blogs !

J’ai ensuite enchaîné avec un stage en tant que consultante nouveaux média chez Ketchum, une agence du groupe DDB… qui m’a permis de voir comment ça se passait en agence. Plus de projets, beaucoup plus de variété, parfait pour moi, qui ai la bougeotte !

A côté de ça j’ai adhéré au statut d’auto entrepreneur pour mes billets sponsos sur le blog à la base, mais j’ai eu une opportunité chez melty (un site pour ado), qui cherchait quelqu’un pour leur community management + piges… donc j’ai foncé ! Ensuite ça c’est enchainé, j’ai été contactée par plusieurs marques qui cherchaient quelqu’un pour gérer leur identité numérique, blog, twitter, facebook… et ça a été une super période à 200 à l’heure… où je n’avais par contre plus de vie en dehors du boulot.

Au mois de Juin 2009, j’ai répondu à une offre pour un CDI, d’une agence qui cherchait son community manager. Au début j’étais partagée, parce que mon (ex) meilleur ami voulait le poste. Je suis quand même allée au premier entretien où le PDG m’a dit que mon ami n’avait pas été sélectionné. J’ai passé ensuite un autre entretien et ils m’ont choisi.

Le confort du CDI, c’était quand même mieux que le freelance et l’auto entreprise. Je suis restée 6 mois à ce poste de Buzz & Community Manager, un poste assez stratégique et marketing finalement, et je me suis rendue compte que l’atmosphère d’agence de communication ne me correspondait pas trop, ni la mentalité de « vente » de projets, trop commerciale pour moi.

A ce moment là j’ai été approchée par ma boîte actuelle qui cherchait son CM, et j’ai été embauchée. Ca fait aujourd’hui environ 3 moi que j’y suis, j’adore l’ambiance, mes collègues, mon boulot, mes missions… je partage mes journées entre gestion des utilisateurs des jeux de ma boîte, communication, et d’autres projets encore secrets ;-) D’ailleurs j’ai eu une petite évolution cette semaine puisqu’en plus de mon boulot de Community Manager je suis désormais Third-party Manager… (en gros je m’occupe du publishing et de la distribution de jeux non édités par mon entreprise). J’adore ce job !

Voilà pour mon mini-parcours… qui est le fruit de plusieurs années de travail, de réflexions, de construction, et dont, aujourd’hui, j’avais envie de parler ici, parce que finalement, s’énerver en pensant que le métier est décrédibilisé par des « usurpateurs », qui tentent de décrocher des interviews sur tous les blogs axés communication, se font la guerre de l’expertise et du backlink, c’est probablement un peu stérile, et sûrement moins utile que de partager sa propre expérience du métier… d’un point de vue perso, sans donner de leçon à personne… De toute manière, ce métier, c’est moi… mais ce n’est pas ma vie, et heureusement j’ai de plus en plus d’autres projets, personnels notamment, qui me permettent de relativiser tout ça !

D’ailleurs si vous avez des questions sur le métier de Community Manager, je vous propose de les poser dans les commentaires, j’essaierai d’y répondre au maximum !

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