Tatouage… l’expression d’un « moi »
27 juin 2010Ca faisait quelques temps que je n’avais pas rédigé de billet un peu « perso ». En voilà donc un petit qui n’est qu’une sorte de réflexion, de mise par écrit de choses que j’ai en tête…
J’ai hésité pas mal de temps avant de le rédiger, mais je me souviens d’en avoir déjà lu sur d’autres blogs (notamment celui de Lowett et de Diskette). Hésité parce que le tatouage reste encore un peu tabou, surtout dans le monde pro et aussi dans mon environnement perso. Hésité parce que je sais qu’il y a toujours des « pour » et des « contre » et qu’autour de moi il y a plus de « contre » que de pour.
J’ai toujours été assez « sage », dans une certaine « conformité » sociale et scolaire. Et je pensais que c’était comme ça que je « réussirai », ou du moins que j’aurai ce que je voulais dans la vie. Sauf que toute ma vie, j’ai été confrontée à l’originalité, à l’excentricité même parfois, à une « moi » un peu créative à tendance rebelle, que ce soit dans mes activités (la poésie, l’écriture, le dessin, la musique, la batterie, les concerts, mon groupe de rock au lycée), ou au cours de mes études dans des classes littéraires et artistiques… et j’ai progressivement réalisé qu’au final, cette petite part d’anti-conformisme et de folie, faisait partie de moi.
Je me suis donc construite comme ça, pas toujours en phase avec les autres, parfois en rébellion, notamment pendant mes études en école de commerce, où j’avais l’impression d’être dans un moule. Je me suis renfermée un peu, puis ouverte à nouveau quand j’ai réussi à « rentrer » dans le domaine qui me tenait à coeur avec une succession de chouettes expériences pour différents éditeurs de jeux vidéo. Après plusieurs années de « est-ce que j’ai un problème ou bien est-ce que c’est les autres? » j’ai découvert qu’il y avait un monde dans lequel je me sentais bien, épanouie, où j’avais des sujets de discussion possible avec d’autres gens passionnés, simples et vrais. Loin de l’artificialité des études de commerce où l’apparence compte plus que l’essence, si j’ose dire.
Depuis 2 ans environ, j’ai l’impression d’être « moi » et je me sens mieux, je me créé une vie qui me ressemble, avec parfois des ratés, comme tout le monde. Parfois des expériences ne se finissent pas comme on le souhaite, mais je prends la vie avec ces embuches, car tout ça, ce que je construit aujourd’hui, c’est un peu les racines de ma vie d’adulte. Ceux qui me connaissent savent qu’il y a eu des pas en avant et des pas en arrière, mais peu de regrets, même dans les moments les plus durs.
J’ai l’impression d’avoir, ces dernières années, réussi à construire un environnement qui me plaît, et malgré les pertes que j’ai vécu, j’ai beaucoup gagné en résistance et en force face aux événements de la vie. Je me sens moins faible, plus résistante, plus courageuse, et je pense depuis plusieurs mois à symboliser cette nouvelle « résistance » avec quelque chose sur mon corps. J’ai déjà eu un piercing (langue), fait il y a quelques années, puis rebouché à cause d’une anesthésie générale, puis refait. Il symbolisait un peu un petit truc secret, juste à moi, qui ne se voit pas et que je ne partage pas. Je l’ai à nouveau enlevé récemment pour des raisons « physiques » et je ne le referai pas cette fois parce que parfois il s’accrochait dans mes dents et que c’est quelque chose « en plus » qui a fini par me géner de temps en temps.
Le tatouage ne m’a longtemps fait ni chaud ni froid. Je le trouvais très esthétique dans certains cas (sur le bras pour un homme par exemple, ou la nuque pour une femme), très laid d’autres fois (les vieux tatouages qui virent au vert ou bien plein de couleurs sur la jambe ou l’épaule). Et dans mon entourage pro et perso j’ai rencontré des gens qui en avaient et sur qui ça ne faisait ni vulgaire, ni provocant. C’est juste quelque chose de personnel, un ornement, qui correspond à la personne qui le porte, et l’idée à commencé à germer dans mon esprit.
Je sais que je suis prête à franchir le pas quand j’ai passé des centaines d’heure à me renseigner, à chercher, à comparer, à lire des témoignages, et là c’est le cas. J’ai envie de mon tatouage. J’ai choisi l’endroit où je le veux, et j’ai réfléchi à un motif qui symboliserait la douceur et ce que je suis. J’ai quelques idées, je dois concrétiser ça avec un tatoueur. J’ai aussi décidé du studio où je le ferai, et avec qui, grâce à quelques forums bien faits et un tatoueur très abordable et sympa.
Cela fait des années que je suis tentée mais j’avais besoin d’avoir un véritable équilibre pour être sûre de ne pas regretter. Un équilibre professionnel, personnel, que j’ai trouvé et je me sens prête. Mon projet n’est pas gros, pas non plus très voyant, puisque je le fais pour moi, pas pour les autres, même si je prends en compte le domaine dans lequel je travaille et l’impact social que ça peut avoir. Je sais qu’à cet endroit il sera visible à certaines occasions, mais également facile à cacher si je le souhaite.
Je n’ai pas peur de la douleur, pas peur non plus pour le vieillissement car je veux un motif qui ne « représente rien ». Ni une période de ma vie, ni une personne, ni un centre d’intérêt. Juste un motif qui me plaît, qui me correspond, et qui me plaira encore dans 10, 20, 30 ans ou plus si je suis encore là. Je pars du principe que tout est périssable, y compris et peut être surtout les coups de coeur, du coup je veux quelque chose de simple, qui ne représente que ce que je suis, pour ne jamais le regretter.
Je pense que l’acte du tatouage lui même suffit à concrétiser mon envie de faire quelque chose de fort. Le motif n’en sera que la représentation. Reste à passer à l’acte… bientôt sans doute, le temps d’y réfléchir encore un peu et d’être absolument sûre de l’endroit et du motif…
Si vous avez des tatouages ou que vous y pensez, votre démarche m’intéresse ! Pourquoi, quand, où, quelle perception dans votre entourage, quelle symbolique ou non symbolique? N’hésitez pas à partager !
(Crédit image: Trouvée sur Google… si la propriétaire passe par ici, n’hésitez pas à me le dire)






je vais pour ma part sauter le pas d’ici quelques années, car j’hésite toujours sur la nature même du tatouage et l’endroit où il sera placé
je sais que l’idée ne pose pas de problème à mon entourage: mon père a cinq énormes tatouages sur le haut du corps et mes quatre demi-frères sont tatoués de partout, dont un des pieds à la tête! je pense d’ailleurs que l’envie m’a prise « à cause » d’eux, mais j’ai vraiment envie de me faire tatouer quelque chose de très personnel, en chinois et quelque peu codé… il représentera alors beaucoup pour moi et sûrement rien pour les autres (ou alors un enchaînement de caractères qui ne veut rien dire
)
bise
BON !
J’avais répondu à Lowett sur son Tumblr, je vais faire la même chose avec toi. Mais c’est la dernière fois, car c’est vraiment trop un truc girly cette démarche
J’ai un tattoo qui représente le symbole du « Ohm » à l’intérieur du bras droit. En fait, j’y ai pas réfléchi tellement l’idée était naturelle. Ce symbole, je sais que je l’assumerai toute ma vie.
J’ai pris la décision de continuer mon bras. C’est à dire me tatouer tout le bras jusqu’au coude.
Concernant les motifs, je reste dans le spirituel, l’abstrait ou le binaire
Après, c’est vrai que le regard de la société peut t’affecter, te blesser parfois. Mais quand tu fais des choix, tu les assumes et si tu es bon dans ce que tu fais, les gens t’accepteront même si tu as une crête sur la tête. En tout cas ça fonctionne comme ça aux States. En France, ils sont toujours un peu cons la dessus.
Bref, si tu le sens, fais le. Le reste, importe peu. Vraiment. Puis un tatouage ce n’est qu’un dessin/motif quoi. Faut relativiser ! Perso, je vois ça comme une cicatrice en plus jolie
Au début, tu fais vachement gaffe à ton tattoo. Puis après, tu t’en fous et tu en veux un autre haha. Attention !
Pour conclure, si tu le sens, fais le ! Les gens t’ont déjà jugé, ils te jugent et te jugeront avec ou sans tattoo :’
J’espère t’avoir éclairé sur le sujet, se faire tatouer est un bon moment finalement. Si tu perçois la douleur comme une sensation unique, nécessaire et finalement pas si désagréable.
My 2cents
Oujiz, le SM.
Je suis absolument sûr que je ne me tatouerai jamais.
Parce que ça c’est une constante de ma personnalité. Ce que je pourrais choisir comme symbole, non.
C’est l’irréversibilité qui me rebute. Je ne me tatouerai pas parce que je ne me donne aucune chance de ne pas regretter. On peut exprimer sa personnalité par les murs de sa chambre, son fond d’écran, des tatouages effaçable. Et les cheveux teints (je n’ai rien à faire de mes cheveux).
Je te propose ce test. Si tu choisissais un dessin et une place de ta peau comme pour un vrai tatouage, et que tu le faisais avec un procédé qui tient quelques mois ? Attention, le but n’est pas que tu changes de dessin ensuite. L’idée, c’est que si après effacement du provisoire tu ne veux plus ce dessin comme définitif, alors c’est que tu n’es pas encore assez sûre.
Mais bien sûr, je ne vais pas te juger négativement là-dessus. Enfin, sauf un cas. J’ai croisé dans le RER une fille qui avait un haut plongeant entre ses seins et UNE FLEUR TATOUEE ENTRE LES SEINS ! Non mais franchement, avoir un décolleté, OK, mais pas un « regardez ici » !
Mais je ne te rejetterai pas si tu te fais un Kimberlizer (non, dans ce cas je ne te REGARDERAI pas comme avant quand même , faut être honnête
).
juste un conseil : fais attention à la période à laquelle tu le fais, pcq après faut pas l’exposer au soleil ni le tremper trop lgtps pdt quelques mois, à prendre en compte en cette période…
Le seul truc qui frêne c’est l’argent et la peur que se soit raté. Ça fait plus de 5 ans que je veux me faire tatouer la mort aux rats sur le mollet. Depuis quelques mois et le changement de vie aidant, j’ai décider de le faire, faut juste que je songe à sortir l’argent et me le faire.
Ceci dit, le tatouage n’est absolument plus anticonformiste ou « différent » ou « hors norme ». Ça l’était encore au début des années 90, maintenant c’est devenue d’un banal et très courant. Je ne pense donc pas qu’on puisse associé le tatouage (l’acte, en avoir un) a une forme de « rebellitude » ou d’ »anti-conformisme ».
Tu expliques très bien ta démarche et c’est très intéressant à lire.
Pour ma part, je suis tatouée 2 fois. J’ai fais mon premier tatouage à 20 ans. Il était très réfléchit et représente un soleil avec une lune (qui ont une signification particulière pour moi). Il se trouve sur mon omoplate droite parce que comme toi, je voulais pouvoir choisir de le montrer ou non.
Le 2ème, je l’ai fait à 23 ans. Là aussi très réfléchit, il représente le symbole de Vénus entrelacé à un lambda (une lettre grecque). C’est ce que je suis tout simplement, c’est une partie de moi.
Il est sur ma taille, du côté gauche. Mon idée de départ était de faire le symbole de Vénus sur le poignet mais après avoir discuté avec mon tatoueur, j’ai compris pourquoi ce n’était pas une bonne idée (il aurait fallu le faire assez grand pour que le cercle ne devienne pas moche en vieillissant).
J’ai envie d’un troisième mais j’hésite beaucoup parce que je l’aimerais à l’intérieur du bras droit…alors que je me suis promis de ne faire que des tatouages que je pourrais cacher comme je veux. Car comme tu as dit, je les fais d’abord pour moi.
J’ai aussi peur d’en vouloir toujours plus…3 je pense que ce sera le maximum…mais on ne sait jamais!
Pour ma part, j’ai fais mon tatouage il y a plus de 3 ans. dans le haut du dos , trop gros pour le faire dans la nuque , j’ai donc décidé de le faire entre les homoplate (la position était assez important pour moi je voulais qu’il soit le plus près possible de la tête. et pas voyant pour ne jamais m’en lasser.
Je voulais Le faire depuis environ mes 12ans très tot, mais mon idée n’as pas bougé en l’espace de 6ans. c’était pour moi le passage de ma vie d’adulte mais aussi la représentation de mon moi profond, ma raison de vivre.
Je le cache très facilement si je le veux…et mon entourage a été impressionné par l’originalité du dessin. Niveau professionnel aucun problème non plus, mes employeurs on toujours été au courant, mais ne m’ont en aucun cas jamais jugé ni saqué.
Je te conseille de ne pas le faire maintenant, attendre fin Aout, pour aller a la piscine au soleil , à la mer , et puis bon c’est toujours désagréable d’avoir un pansement en pleine été qui gratte.Pour la douleur, tout dépends de l’endroit mais je peu te garantir que c’est très long et douloureux suivant les endroits.
Hey !
J’aime pas les gros tatouage et j’aime pas les tatouages dans les zones où c’est pas discret… La c’est petit et discret, j’aime ^^
Un jolie petit pied musical ! +1
Pour les filles j’aime bien le bas du dos, mais c’est plus sexuel qu’autre chose, mdr
Dans le coup c’est sympa aussi, ou les chevilles ^^
Après les gouts et les couleurs sa se discute pas.
Moi ça va bientôt faire 2 ans que j’ai mon tatouage. J’ai une clé de sol un peu stylisée sur l’omoplate. Une clé de sol tout simplement parce que mon copain est musicien et plutôt que me tatouer son prénom (faut être fou !) j ai opté pour quelque chose qui lui ressemble.
Mes proches ont tout de suite apprécié le motif et mes parents n’ont jamais été contre (j’avais 17 ans, donc besoin d’un accord parental), ils me demandaient seulement de bons résultats scolaires. Mon père ayant un palmier sur le bras (et je pense que c est lui qui m’a donné ce gout pour les tatouages) il n’allait pas me refuser ça, surtout que cette année là, mes résultats scolaires étaient plutôt honorables.
Aujourd’hui, je pense à m’en faire un second (oui parce que quand on commence, on ne s’arrête plus !) J’aimerai me faire l’étoile du drapeau du Maroc (vu que c’est de là que je viens) derrière l’oreille, en petit, pour ne jamais oublier mes origines…
Par contre, tous ceux qui disent « ça fait pas mal » mentent ! C est juste qu’ils ont oublié à quel point on a mal. L’ambiance, l’adrénaline qu’on a au moment de se faire tatouer et la joie de découvrir la « chose » finie atténue la douleur.
J’avais fait un article sur mon blog à propos du tatouage : http://www.marineamantes.com/passe-temps/tatouage.html
J’espère que ça t’aura aidé ! Bisous bisous !